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canton de clamartvanves - Page 7

  • VANVES ET LES ELECTIONS DEPARTEMENTALES DE MARS 2015 : LACEMENT DE CAMPAGNES

    Ce week-end est marqué par le lancement de la campagne pour les élections départementales des 22 et 29 Mars 2015 pour au moins les deux principaux binômes, l’UMP d’un côté, le PS de l’autre, l’UDI n’ayant pas présenté de candidats titulaires mais soutenant le quatuor UMP,  EELV et FdeG/P ayant décidé de faire alliance pour présenter leur quatuor en se démarquant du PS. Cette entrée en campagne se déroule à Clamart qui est devenu le chef lieu de ce nouveau canton formé avec Vanves puisque cette commune accueille dorénavant le bureau centralisateur. Guy Janvier avec Yannick Geoffroy a organisé une réunion publique à la salle des fêtes Hunebelle vendredi soir qui a rassemblée une centaine de personnes avec Philippe Kaltenbach, ex-maire de Clamart et sénateur des Hauts de Seine et Jean Marc Germain, député PS de la circonscription. Isabelle Debré avec Jean Didier Berger organisent, aujourd’hui à 16H dans la même salle, leur première réunion publique.

     

    La veille, c’est à dire hier, jour de marché à Vanves, les candidats PS et UMP lançaient leur campagne au cours d’une permanence entre 10H et 12H à la permanence PS du 82 Sadi Carnot pour le PS, Guy Janvier et Yannick Geoffroy ayant invité les vanvéens à partager un café et une part de galette, et d’un apéritif à 11H30 pour l’UMP à la permamence de l’UMP de la rue Louis Blanc en présence du maire Bernard Gauducheau. Vanves/Clamart représente un enjeu important pour ses deux formations politiques : Tout d’abord parce le PS a pour objectif en Mars 2015 de préserver les acquis en comptant sur ces conseillers généraux sortants, comme Guy Janvier qui siége au Conseil Général depuis 10 ans. « Après la défaite des Municipales, l’impotrtant est de faire en sorte d’exister au niveau départementale et de reprendre un score qui soit conforme à l’équilibre départemental… Il  faut que l’on reparte à la conquête de notre électorat, particulièrement dans les quartiers populaires. On s’est aperçu d’une chose : Nous n’avons pas perdu globalement sur l’ensemble des populations, essentiellement, par une abstention forte dans les quartiers populaires » expliquait récemment le 1er secrétaire fédéral du PS 92 , Philippe Sarre.

     

    Ensuite parce l’UMP a l’intenton de tailler des groupières au PS en essayant de reprendre 6 à 8 siéges en profitant de l’effet « vague bleue des élections municipales ». Sachant que les cantons de Vanves étaient détenu par un socialiste (qui se représente)  et Clamart par un Vert (qui ne se représente pas) jusqu‘à présent où le binôme UMP Berger/Debré a ses chances. Le découpage effectué par Manuel Valls va se retourner contre le PS : « Ils ont fait un découpage à leurs mains, mais avant les municipales. En réalité, quand les villes basculent, les cantons découpés sur mesure,  basculent aussi, car ils sont maintenant sur mesure pour la droite. Les manipulations territoriales se retournent effectivement contre ceux qui les ont opérés » explique le Secrétaite départemental de l’UMP 92, Roger Karoutchi. Ce sera en tous les cas, l’un des arguments des candidats de l’UMP dans le département, et en particulier à Vanves/Clamart, où Jean Didier Berger (UMP) a repris la ville au sénateur Philippe Kaltenbach (PS).

     

    D’ailleurs la polémique fait rage plus à Clamart qu’à Vanves, comme l’ont constaté les participants à la réunion de Janvier/Goeffroy (PS) vendredi et le feront ceux qui seront présents, cet après midi,  à la galette de Debré/Berger (UMP). Et les sujets ne manquent pas : Le projet de démolition de 700 logements sociaux de 3 F  sur le Plateau de Clamart, la fermeture du restaurant Poly Song à Jean Arp qui employait des handicapés, la construction de 300 Logements dans le quartier de la gare le long de la voie SNCF…et l’arrêté interdisant la distribution de prospectus sur la voie publique. Les élus PS considérent que c’est une mesure qui lesvise directement pour les empêcher de faire campagne. La preuve : « il a refusé de nous communiquer la copie de l’arrêté municipal » tonnait Yannick Geoffroy, hier matin à Vanves. Le PS n’a pas l’intention d’en rester là : Il fait signer une pétition, et il envisage de saisir le préfet des Hauts de Seine. Pour un début de campagne, c’est parfait. Les socialistes ont l’intention de mener une campagne de proximité à Vanves, faite de porte àporte, de boitage de tracts comme c’est le cas actuellement. Du côté gaulliste, avec une autre réunion publique prévue le 10 Février à l’école Marceau, la campagne débutera véritablement après les vacances de Février, c’est à dire début Mars.

    A Suivre…

  • DECOUPAGE CANTONAL : NE PREFIGURE T-IL PAS LA FUTURE CARTE D’UNE CIRCONSCRIPTION LEGISLATIVE VANVES-CLAMART

    Le projet de découpage cantonal proposé par le gouvernement dans les Hauts de Seine a été rejeté par la majorité départementale UMP/UDI et le FdeG/PC. Tous ont dénoncés le « tripatouillage politique »,  « une bataille de charcutier ». Les élus FdeG/PC avaient placé sur leur pupitre une photo représentant Charles Pasqua et Manuel Valls en tenu de boucher avec couteau en main. Charles Pasqua qui participait le soir même, à la Réception du Préfet, a bien rigolé lorsque Patrice Leclerc, Conseiller général communiste de Gennevilliers  le lui a montré sur son portable. Après  3H et demi  de débat, les rangs de l’hémicycle s’étaient éclaircis, les socialistes  étant les premiers à s’être évaporés, et notamment Guy Janvier, ne se faisant aucune illusion sur le résultat.

    Occasion  de rappeler comme l’ont fait le président du conseil général et le Préfet des Hauts de Seine que deux découpages étaient intervenus le 20 Juillet 1967 lors de la création du département avec 40 cantons, puis le 24 Décembre 1984 lorsque 5 cantons ont été ajoutés, suivis de modifications partielles pour des raisons démographiques, le canton-ville de Vanves étant resté tel quel depuis près de 50 ans, même s’il a changé de circonscription en étant rattaché à Malakoff (11éme circ.) en 1964 date de la création de ce département,  puis Issy les Moulineaux (10éme circ) en 1988. Yann Jounot, préfet des Hauts de Seine a insisté sur les  grands principes de cette loi : parité homme-femme, réduction du nombre de cantons, nécessité de préserver l’unité communale pour éviter le fractionnement des communes ( à quelques exceptions prés à Boulogne, Nanterre, Courbevoie, Asnières) et la proximité élus-population, corriger les inégalités démographiques… que n’ont pas pu corriger les modifications et les ajustements  partiels. « Les révisions sont nécessaires. Les cartes électorales ne sont pas statiques » a-t-il conclu

    Pour le groupe PS  dont fait parti Guy Janvier « On est partit d’un état des lieux qui n’était pas très brillant, c'est-à-dire un découpage électoraliste, avec des limites cantonales un peu tordues, pas très naturelles. Avec cette loi, nous avons une carte électorale cohérente avec une réduction des écarts démographiques qui respecte les limites communales. Ce projet est à rebours du découpage partisan ». Ce qui n’était pas l’avis du groupe Majorité départemental qui a ironisé sur  « la créativité débordante et galopante du gouvernement : Là, il a inventé le scrutin binominal de sexe opposé qui est une bizzarie dans le paysage électoral mondial. Il y a une référence au Chili qui l’a mis en place à la fin du XIXéme siécle et l’a vite abandonné. Comment deux élus sur un même territoire pourraient mieux représenter sa population qu’un seul » s’est interrogé Eric Berdoati son président et maire de Saint Cloud. Il a surtout fait part de ses doutes sur l’application de cette loi à cause d’un calendrier très serré – « Nous ne savons pas si ce projet pourra être validé avant le 1er mars » - puisque aucune modification ne peut intervenir un an avant toute élection, et dans ce cas là  dés le 1er Mars 2014 puisque que « les cantonales ont été reportée en Mars 2015 pour les faire coïncider avec les Régionales ».

    Les principes critiques concernant ce découpage se résume ainsi : « Ce projet organise de façon particulièrement évidente la confrontation sur les mêmes cantons des Conseillers généraux appartenant à la majorité départementale » notamment dans le canton VI « Chatenay » qui regroupe les villes du Plessis Robinson et de Sceaux,  le canton XI « Colombes2 » qui rassemble une partie de Colombes avec Bois Colombes, La Garenne Colombes, et le canton XXIII qui agrége  Rueil/Garches/Saint Cloud.   « Il provoque des écarts démographiques élevés par rapport à la moyenne de 68 369 habitants par canton, avec sept cantons s’écartant de plus de 15% de la moyenne départementale ».  Et « il ne tient pas compte de la dynamique de développement de certains secteurs et des projets en cours, qui entraîneront assurément à court et moyen termes pour plusieurs cantons déjà très proches de ce plafond un dépassement du seuil supérieur de 82 043 habitants ». Et de citer Asnières Nord, (Canton Asnières/Courbevoie), l’Ile Seguin avec plus de 6000 nouveaux habitants (canton Boulogne/Sévres), terrains de l’école Centrale et de la faculté de pharmacie (Cantpon de Chantenay./Sceaux/Le Plessis), ainsi qu’EDF à Clamart (canton de Clamart/Vanves).  

    Beaucoup ont relevé que « ce projet ne respecte pas les intercommunalités existantes, fruit d’un long travail entre les communes, qui sur notre département sont comparables à des bassins de vie et reflètent les réalités vécues par les alto-séquanais » comme c’est le cas entre les villes de GPSO dont Vanves qui est rattaché à Clamart…. « Le projet de découpage ne respecte pas le périmètre des circonscriptions législatives » notamment pour la 10éme circonscription constitué de Vanves et Issy les Moulineaux. « Ce projet de découpage ne respecte pas les frontières naturelles, avec le franchissement du fleuve »  -  canton V (Boulogne/Sévres) -   « mais aussi la non prise en compte d’espaces naturels boisés empêchant la continuité urbaine entre certaines villes réunies au sein d’un même canton » -  canton XVII (Meudon/Chaville). Vincent Gazeillles (EELV) s’est étonné de «  l’isthme très mince qui relie Clamart à Vanves (du côté du Clos Montholon) ». Sans parler de la dénomination des cantons qui ne prend pas en compte le nom de la ville plus importante mais du bureau centralisateur qui est à 2 ou 3 reprises en dehors même du canton

    Même si Guy Janvier (PS) partage la position du groupe PS sur ce découpage cantonal, il n’est pas du tout convaincu du bien fondé du découpage proposé pour Vanves qui est regroupé avec Clamart. Il aurait plutôt vu un rapprochement avec Malakoff, même s’il y a une barrière physique avec la voie ferrée Paris-Montparnasse à l’origine de la scission en 1883 de Vanves avec la création de la commune de Malakoff. Alors que la majorité municipale aurait préféré un regroupement du canton de Vanves avec celui d’Issy les Moulineaux Est représenté par Paul Subrini (UMP), maire adjoint d’Issy lesMoulineaux. « Mais ce  projet ne préfigure t-il pas la future carte des circonscriptions législatives que prépare le gouvernement » s’est interrogé Patrick Devedjian. Ainsi Vanves serait rattaché à Clamart dont le député est le socialiste Jean Germain, époux d’Anne Hidalgo.